C’était en 1966….. par un petit matin de septembre , la Maryvonne chargée de pâte à papier coule sous la passerelle de Lamagistère ; on arrive trop tard avec le Lot pour pouvoir faire quelque chose pour le bateau, mais assez tôt pour récupérer papiers, un peu de linge et le petit Yannick qui n’a que quelques mois.
Raymonde pleure à terre et Christian la rassure « Ne pleure pas, avec l’argent de l’assurance on achètera un manège ! »…c'était bien Christian !
Raymonde pleure à terre et Christian la rassure « Ne pleure pas, avec l’argent de l’assurance on achètera un manège ! »…c'était bien Christian !

Mais la pâte à papier, dans l’eau, ça gonfle ! Il y a donc danger pour le bateau et il faut au plus vite le vider ; on informe « notre » coopérative à Toulouse, , gestionnaire de tous les mariniers indépendants, et quelques heures après arrivent une dizaine de mariniers qui étaient en attente d’affrètement
Et tout de suite, au travail….. avec leurs petits bras musclés et leur farouche volonté, ils déchargeront une centaine de tonnes de balles de pâte à papier.

Quelques heures après il y en a déjà plus à terre qu’à bord !

Je laisse aux anciens le soin de reconnaître cette vaillante équipe…dont beaucoup ont disparu.
Quand à cette photo, c’est quoi ?
Une équipe du service de la navigation envoyée pour prêter main forte…. quand elle aura trouvé le moyen de venir du bon coté !
Ils n’ont pas été d’un grand secours mais reconnaissons au service de la navigation de l’époque la volonté d’aide, la compassion et la solidarité.
La Maryvonne a, bien sûr, été en cale sèche pour réparation et a encore longtemps navigué.
Et non la Maryvonne n'a pas renavigué ; elle a été démolie au chantier de radoub à Toulouse et Christian et Raymonde ont renavigué avec le Cygne. Je suis étonnée que Josian et Jean Marc aient laissé passer cette grossière erreur... et merci à Pierrot qui m'a "rafraichi" la mémoire.
Quand à cette photo, c’est quoi ?Une équipe du service de la navigation envoyée pour prêter main forte…. quand elle aura trouvé le moyen de venir du bon coté !
Ils n’ont pas été d’un grand secours mais reconnaissons au service de la navigation de l’époque la volonté d’aide, la compassion et la solidarité.














Miette,
Vos articles sont toujours très intéressants, et je reste en admiration devant ces mariniers qui, quoi qu’il arrive, répondent présent lorsque la situation est grave. Surtout qu’il en faut du courage (et des muscles) pour décharger un bateau « a la main ». C’est dommage, ont ne peut pas agrandir les photos, notamment celle du groupe….
A bientôt